Liberté de la presse: les journalistes ne doivent ni être intimidés ni convoqués en dehors du cadre légal
Par/Fabrice Guitrie La convocation annoncée de deux journalistes de Dépêches 241 Pharel Boukika et Fabien Bibang par un service de renseignement suscite une vive inquiétude au sein de la corporation. Au-delà de ce cas particulier, cette affaire pose une question fondamentale. Celle du respect de la liberté de la presse et des garanties accordées aux professionnels des médias dans un État de droit. Depuis la dépénalisation des délits de presse au Gabon, le traitement des fautes professionnelles commises par un journaliste relève d'un cadre juridique bien défini. En cas d'erreur journalistique, de manquement à la déontologie ou de faute grave, c'est à la Haute Autorité de la Communication (HAC), autorité administrative indépendante chargée de la régulation des médias, qu'il appartient d'apprécier les faits et, le cas échéant, de prononcer des sanctions conformément aux textes en vigueur. Dans ce contexte, voir un service de renseignement intervenir dans un dossier qu...