Gabon-Football féminin: La Linaffem une institution marginalisée par le Ministère
Par/Fabrice Guitrie
La Ligue Nationale de Football Féminin (Linaffem), dirigée par Odile Andrea Ossawa, épouse Boungat, continue de faire face à d'énormes difficultés. Alors que les clubs masculins envisagent avec enthousiasme le début éventuel du championnat, les équipes féminines sont laissées pour compte depuis 2023.
Dans le but de survivre, le Bureau de la Linaffem a tenu une réunion de travail le jeudi 13 juin 2024 à 15 heures au palais des sports. L'objectif était d'harmoniser la collaboration entre la ligue et les clubs concernant le démarrage du championnat 2023-2024, un événement que le ministère ne prend même pas en compte.Il est presque choquant de constater que des jeunes femmes ont choisi le football comme profession, mais les autorités gabonaises ne font pas grand-chose pour soutenir leur développement ou encourager les gestionnaires qui les accompagnent. Le Conseil d'administration et les clubs ont convenu de programmer le retour à la compétition pour le 29 juin prochain.
Toutes les joueuses ont passé leurs examens médicaux, et désormais, la présidente et son équipe attendent les financements nécessaires pour démarrer, au même titre que les équipes masculines. Les ressources financières sont prévues pour tous, sans distinction de genre. Le ministère des sports doit donc remplir sa part du contrat, comme l'a souligné le président de la transition.Il est important de rappeler que les joueuses ont été les plus touchées par l'arrêt du championnat en 2023, sans aucune compensation (salaires, primes, etc.). Pour maintenir leur forme physique, certaines joueuses ont même été contraintes de participer à des petits tournois de quartier.


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