Gabon-National Foot 1 et 2: Quel avenir !
Par/Fabrice Guitrie
L’avenir du football national au Gabon, notamment en ce qui concerne les championnats élite Foot 1 et 2, semble en effet préoccupant, les défis financiers auxquels font face de nombreux clubs mettent en péril la continuité et la compétitivité des compétitions. L'incapacité des clubs à honorer leurs engagements financiers, comme les salaires des joueurs et les frais médicaux, reflète un dysfonctionnement systémique qui nécessite une attention urgente.
Les enjeux semblent liés à une gestion financière inadéquate ainsi qu'à une mauvaise gouvernance au sein de la plupart des clubs. Ce manque de ressources adéquates et de prévisions financières risque d'entraîner une désaffection des joueurs et des staffs techniques, qui dans un contexte de salaires impayés se retrouvent souvent à reconsidérer leur engagement. Les disparités entre les clubs, avec certains capables de maintenir une certaine stabilité, tandis que d'autres peinent à ne serait-ce qu'aligner une équipe, peuvent également nuire à l'égalité de la compétition.Avenir du championnat national D1&D2
Après que les clubs ont eu du mal à payer la première facture de la saison celle des visites médicales, même si celle-ci a été mise au compte de l'association des clubs professionnels de football, ce qui certifie que la suite du championnat reste hypothéquer car beaucoup de clubs sont en ce moment en rade, ils n'auront plus les moyens pour jouer la deuxième partie du championnat.
On se souvient que le conseil d'administration de la Linafp tenu en prélude du championnat prévoyait une disposition selon laquelle tout club qui ne payerait pas ses joueurs serait assujetti au retrait des points qu'en est-il de cette disposition qui vise à contraindre les présidents véreux à respecter les engagements pris vis-à-vis des joueurs ?Plusieurs clubs les joueurs et staffs revendiquent des mois de salaires impayés, en première et deuxième division le problème est donc le même. Des écuries ont même proposé des contrats de 17.000 FCFA à certains joueurs dont des enfants de 14 ans pour alléger la masse salariale. On peut remercier la Linafp qui a refusé de signer l'accord ce type de contrat.
L’apparente tolérance face à des conditions de contrat précaires, notamment les salaires dérisoires proposés à certains joueurs, est également alarmante. Cela témoigne d’une culture de compromis malheureuse qui pourrait avoir des conséquences à long terme sur l'image et l'attractivité du football gabonais.
Pour éviter une crise encore plus profonde, il serait judicieux pour l'Association des Clubs Professionnels de Football (ACPF) et la Ligue Nationale de Football Professionnel (Linafp) d'établir des mesures proactives, notamment en matière de contrôle financier et de respect des droits des joueurs. Renforcer la collaboration avec des opérateurs économiques et mettre en place des structures de soutien pourrait aussi aider à redresser la situation avant le début de la deuxième phase du championnat.En fin de compte, la pérennité du football gabonais repose sur une volonté collective de réformer le système existant et d'adopter des pratiques de gestion financière plus solides, garantissant ainsi un avenir plus radieux pour les championnats Foot 1 et 2. Il est possible que la principale association des clubs professionnels de football vienne en aide aux membres afin de faire face car une forte influence auprès des opérateurs économiques capables de soulager un peu temps soit peu cette débandade qui se dessine à l'horizon de la deuxième phase du championnat serait la bienvenue.



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