Football-65 ans d’indépendance : Les anciennes gloires d’Azingo National donnent une leçon d’unité à Ebel Abanga
Par/Fabrice Guitrie
Le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Gabon a été célébré d’une manière singulière, le samedi 16 août, dans le village d’Ebel Abanga, au cœur du Moyen-Ogooué. Sous l’impulsion de Parfait Ndong, ancien international et fils de la localité, les vieilles gloires d’Azingo National ont livré un match de gala contre Abanga FC, rencontre festive qui s’est soldée par la victoire des ex-internationaux (3-1).
Sur la pelouse, des noms qui résonnent encore dans la mémoire collective : Aurélien Bekogo, Guy Nzeng, Gaëtan Kouka, Brice Ondo, Boris Nguema, Fanny Ngui, Patrick Ngoye et bien sûr Parfait Ndong. Au-delà du résultat, cette affiche fut un symbole fort : celui de la réconciliation autour du ballon, du refus des divisions et du rappel que le football gabonais reste avant tout une histoire commune.
L’esprit d’Azingo, une école d’unité
Azingo National n’était pas seulement une équipe de football, mais aussi un vecteur d’identité nationale. Ces joueurs, qui ont hissé haut le drapeau gabonais dans les années 1990, symbolisaient une génération qui savait mettre de côté ses querelles pour l’intérêt supérieur de la patrie. Aujourd’hui, alors que le football gabonais est traversé par des rivalités internes et des coups bas stériles, le geste posé à Ebel Abanga rappelle une évidence : les anciens doivent rester des modèles de cohésion et non des sources de division.
Ebel Abanga, symbole d’unité
Le choix du stade d’Ebel Abanga n’était pas anodin. Ce lieu chargé d’histoire, implanté au cœur du Moyen-Ogooué, devient progressivement un espace de rencontres et de mémoire pour le football gabonais. L’organisation d’un tel match y renforce non seulement la proximité avec les populations locales, mais aussi la symbolique d’un football national qui ne doit pas se limiter à Libreville.
Parfait Ndong, un palmarès et un exemple
Surnommé le « fou » pour son engagement rigoureux sur le terrain, Parfait Ndong reste une figure respectée du football gabonais. Son palmarès, marqué par sa fidélité au maillot national et son passage marquant dans plusieurs clubs, inspire encore aujourd’hui. En organisant ce match de gala dans son village natal, il a voulu redonner au pays une part de ce que le football lui a offert, tout en appelant à l’unité : « Le Gabon fête 65 ans, et ce pays m’a tout donné. Je rends au Gabon ce qu’il m’a donné. Même si certaines personnes ont des comportements malsains, le Gabon reste un pays plein de valeurs et nous, Gabonais, devons nous soutenir pour faire avancer le pays », a-t-il affirmé.
Pour un football au service du pays
L’image des anciennes gloires jouant côte à côte à Ebel Abanga doit servir de leçon et de repère. Le Gabon n’a pas besoin d’anciens champions repliés sur eux-mêmes ou divisés, mais de mentors prêts à guider, à conseiller et à élever la nouvelle génération. L’avenir des Panthères et du football gabonais passe par cette union des générations, loin des rancunes et des ego.
En célébrant l’indépendance par le football, l’Azingo National a rappelé que l’histoire sportive du Gabon est un héritage vivant. À charge désormais pour ses anciens ambassadeurs de transformer cet héritage en un appui concret pour l’avenir des jeunes. Car la plus belle victoire, au-delà des scores et des trophées, sera de voir naître une génération encore plus forte, bâtie sur la solidarité et le respect des aînés.
Accompagner la relève
La nouvelle génération des Panthères et les jeunes talents du National Foot ont besoin d’encadrement, de repères et de soutien. Les anciennes gloires, par leur vécu et leur palmarès, peuvent transmettre des valeurs essentielles, discipline, esprit d’équipe, sacrifice pour le maintien de l'image du Gabon.

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