CAN de handball Rwanda 2026: l’Égypte impose sa loi, le Gabon mesure le chemin à parcourir

Par/Fabrice Guitrie

La confrontation entre le Gabon et l’Égypte, ce mercredi 21 janvier au BK Arena de Kigali, a davantage ressemblé à une leçon de handball qu’à un simple match de groupe. Inscrite au programme de la CAN Rwanda 2026, cette affiche du groupe B a mis en lumière, sans fard, l’écart structurel, technique et historique qui sépare encore le handball gabonais de celui de l’une des plus grandes nations du continent. 

Face aux Pharaons, multiples champions d’Afrique et habitués des finales mondiales, le Gabon a pourtant entamé la rencontre avec courage et abnégation. Mais très vite, la mécanique égyptienne s’est mise en marche, jeu rapide, transitions maîtrisées, rigueur tactique et profondeur de banc ont progressivement étouffé les ambitions gabonaises. À la pause, le tableau d’affichage indiquait déjà 19-14 en faveur de l’Égypte, un écart révélateur mais encore contenu.

Au retour des vestiaires, l’expérience et la maturité collective des Égyptiens ont fait la différence. Plus constants dans l’effort, plus précis dans les choix, ils ont creusé l’écart pour s’imposer logiquement sur le score de 36-25. Une victoire nette, sans appel, qui confirme une fois de plus la domination de l’Égypte sur la scène africaine et internationale.

Côté gabonais, malgré la défaite, tout n’a pas été sombre pour l'instant mais déjà une défaite extropiante. Le gardien Asaph Diba, impérial par séquences, a multiplié les arrêts décisifs et limité une addition qui aurait pu être bien plus lourde. Sa prestation lui a valu, à juste titre, la distinction d’homme du match, symbole d’une résistance individuelle dans un collectif encore en construction.

Cette rencontre s’est déroulée sous le regard attentif des autorités gabonaises, avec en tête le Haut-Commissaire du Gabon près la République du Rwanda, Son Excellence Sylvère Aboubakar Minko Mi Nseme, ainsi que le président de la Fédération gabonaise de handball, le Général Sylvain Florient Pangou Mbembo et son vice-président Sylvain Miloko. Une présence institutionnelle forte, traduisant l’intérêt porté à la discipline et à son développement.

Au-delà du résultat, ce Gabon–Égypte aura surtout servi de révélateur. Il rappelle que le handball de haut niveau ne se construit pas en quelques compétitions, mais sur la durée, à travers la formation, la structuration des championnats locaux, l’exposition internationale et la stabilité des projets fédéraux. Face à une Égypte forte de décennies d’investissements et de performances, le Gabon est encore en apprentissage.

La défaite est lourde au tableau d’affichage, mais riche d’enseignements. À Kigali, le Gabon a mesuré le niveau d’exigence du très haut niveau africain. Reste désormais à transformer cette leçon en levier de progression, pour que l’écart constaté aujourd’hui devienne, demain, un défi progressivement comblé.

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