Foot-Bitam: Lorsque les documents parlent et que l’émotion déborde
Par/Fabrice Guitrie
L'affaire USB a longuement été déballé ce jour en présence des autorités sportives. Il y a des crises qui épuisent, d’autres qui attristent. Celle de l’Union Sportive de Bitam (USB) laisse un goût étrange, entre lassitude et espoir. Ce mardi 24 février, au siège de la Linafp, les deux tendances rivales se sont de nouveau fait face. Une rencontre de plus, certes, mais peut-être aussi un pas décisif vers la fin d’un feuilleton qui a trop duré.
Dans les couloirs, les mots étaient lourds, les regards tendus. Chaque camp défend sa légitimité, d’un côté, l’argument affectif de l’ancienneté « Nous sommes là depuis 30 ans » et de l’autre, la rigueur administrative d’un mandat de quatre ans, des actes posés et des charges assumées le Bureau de Billy Bendo EDO fait tout avec respect des règles. Au milieu, la Linafp tente de ramener le débat à l’essentiel, les textes, rien que les textes.
Le bilan de cette réunion est d'une clarté brutale, Billy Bendo Edo dispose de tous les documents requis, là où le camp des frondeurs peine à produire la moindre pièce réglementaire. Malgré les exigences de la Linafp et de la Fégafoot concernant le procès-verbal d’assemblée générale du Conseil de surveillance, le camp adverse n'a présenté aucun document. À la place, seulement des affirmations, des « on-dit », et cette rengaine qui résonne comme un aveu d’impuissance « Le vieux a dit… ».
Face à l’oralité, Billy Edo oppose des preuves, des faits et des chiffres. Il a démontré avoir financé seul avec son bureau la phase retour du championnat près de 74 millions, évitant au club un effondrement sportif et moral. Son mandat de quatre ans, entériné lors d’une assemblée générale tenue en présence des autorités locales, tranche avec la fragilité argumentative de l'opposition.
Un dénouement imminent
Lundi prochain, une rencontre de la « dernière chance » réunira exclusivement les présidents des deux tendances, le président du Conseil de surveillance et le président de la Linafp. En attendant, les deux protagonistes sont autorisés à participer à l’AG de la Linafp ce samedi en tant que simples membres représentant le club, une décision témoignant de la prudence de l’instance.
Pourtant, la réalité du terrain ne souffre d'aucune ambiguïté. À quelques jours du coup d'envoi du championnat national, Billy Edo a déjà finalisé le recrutement du staff et des joueurs, acquis les équipements et assuré le casernement du groupe. Les maillots et produits dérivés aux effigies du club circulent déjà sur les plateformes médiatiques, illustrant une préparation quasi achevée.
En face, le discours semble déconnecté des réalités sportives. On évoque des soutiens supposés et des injonctions officieuses, tout en lorgnant avec insistance sur la subvention à venir. Trop d’ombres, pas assez de papiers.
À Bitam, les supporters oscillent entre fatigue et inquiétude. L’USB, club historique, mérite de retrouver la sérénité et la lumière. Au sortir de cette confrontation, le rapport de forces ne laisse guère de place au doute, quand les documents parlent et que les investissements sont visibles, l'évidence s'impose. Ils ont surtout peur que le club retombe dans la mauvaise gestion.
Sauf improbable retournement, tout porte à croire que Billy Bendo Edo sera confirmé pour conduire les destinées de l’Union Sportive de Bitam pour les quatre prochaines années. Une perspective qui sonne, enfin, comme la promesse d’un nouveau départ.

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