Handball gabonais: la LINEPH trace sa route et rallume l’espoir

Par/Fabrice Guitrie

Le 21 février, dans la sobriété studieuse de son siège de Nzeng Ayong, le 2ᵉ Conseil d’Administration de la LINEPH s’est tenu avec ce mélange particulier de gravité et d’optimisme que seuls connaissent les acteurs d’un sport en quête de renouveau. Plus qu’une simple réunion statutaire, cette séance de travail autour de son président Merfunt Kassa Kombila avait des allures de carrefour décisif, où se croisent responsabilités administratives et rêves sportifs. 

Autour de la table, les membres du Conseil ont examiné et adopté des points majeurs pour la saison en cours. Parmi les résolutions phares figurent l’adoption du règlement de l’élite dames et du National Handball, accompagnée de la validation de leurs logos officiels symboles d’identité et de projection vers l’avenir. Le cahier des charges des compétitions a également été validé, tout comme le calendrier des activités, pierre angulaire de toute organisation crédible.

Mais au-delà des textes et des procédures, un chiffre a retenu l’attention : un budget estimé à 300 000 000 de francs CFA. Un montant qui, dans les échanges feutrés comme dans les silences éloquents, portait l’écho d’une ambition assumée. Le Conseil a par ailleurs approuvé la gestion du bureau exécutif depuis son élection, signe d’une confiance institutionnelle que beaucoup espèrent voir se traduire sur les terrains. 

Un moment particulier a marqué les esprits : la reconnaissance de la collaboration institutionnelle. Le Conseil s’est félicité de la présence remarquée de la Ligue lors du passage de la Fédération auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, illustration d’une volonté commune d’œuvrer pour un développement harmonieux du handball. Dans un contexte souvent chahuté, ce geste a été perçu comme un signal d’apaisement et de convergence.

Dans la même dynamique, la Ligue, légalement constituée, a invité ses clubs membres à se faire recenser conformément aux indications ministérielles, en complément du travail interne déjà engagé. Une démarche administrative, certes, mais surtout un rappel la structuration reste le socle de toute renaissance sportive durable.

Et puis, il y a eu ce mot qui flotte désormais comme une promesse : mai 2026. Comptant sur la dynamique impulsée par le nouvel édile du département des Sports, la LINEPH nourrit l’espoir de voir les championnats statutaires reprendre. Un espoir fragile, mais vibrant, partagé entre prudence et impatience.

À l’issue des travaux, une conviction dominait malgré les défis, la Ligue réaffirme sa détermination à poursuivre ses missions dans un esprit de responsabilité, de transparence et de collaboration. Car au fond, derrière chaque résolution, il y a cette même aspiration voir le handball national retrouver son souffle, son rythme, et surtout, son public.

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