Basketball gabonais: l’Estuaire retrouve sa puissance sur la scène nationale
Par/Fabrice Guitrie
Le basketball de la province de l’Estuaire semble renouer avec ses plus belles heures. Les finales de la Coupe du Gabon David Nzoubou et Albertine Owono 2026 offrent aujourd’hui un signal fort la première province du pays revient au premier plan de la balle orange nationale.
La qualification de quatre clubs issus de la Ligue de Basketball de l’Estuaire (LIBABE) à ce stade décisif de la compétition nationale n’est pas le fruit du hasard. Elle symbolise l’aboutissement d’un travail de fond mené depuis plusieurs saisons pour redonner au basketball local son prestige et sa compétitivité.
Dans les travées des terrains comme dans les discussions des passionnés, un sentiment domine, celui d’un renouveau. Les formations Espoir Basket Club, Gorillaz, Sparkle Academy Club et Charbo Squad incarnent cette nouvelle dynamique qui anime le basketball de l’Estuaire. Leur présence massive dans ces finales démontre la vitalité retrouvée des clubs et la qualité du travail effectué par les dirigeants, les entraîneurs et les joueurs.
Au cœur de cette dynamique, l’engagement du président de la Fédération Gabonaise de Basketball (Fégabab), Willy Conrad Asseko, est régulièrement salué par les acteurs du milieu et contesté par d'autres. Sous son impulsion, la discipline retrouve progressivement un cadre plus structuré, permettant aux ligues provinciales de mieux s’exprimer et aux clubs de retrouver une ambition nationale.
Mais sur le terrain, le spectacle promet également d’être à la hauteur de l’enjeu. L’affiche des finales s’annonce comme un véritable choc tactique entre deux techniciens réputés pour leur exigence et leur sens du jeu, Michael Oganda et Johd Masnoudji. Un duel d’entraîneurs qui nourrit déjà toutes les attentes et qui pourrait marquer durablement cette édition.
Dans la province de l’Estuaire, ce retour en force n’est pas seulement une réussite sportive. Il est aussi le symbole d’une vision portée localement par le président de la LIBABE, Claude Michel Tchissambo Adossou, qui a parié très tôt sur la renaissance de la balle orange dans la province. Un pari qui, au regard de la présence massive des clubs de l’Estuaire dans ces finales, semble aujourd’hui en voie d’être pleinement gagné.
Pour le journaliste que je suis, voir les gradins vibrer à nouveau pour le basketball rappelle combien ce sport a longtemps occupé une place centrale dans le cœur des Gabonais. Cette édition 2026 de la Coupe du Gabon pourrait bien marquer le point de départ d’une nouvelle ère, où l’Estuaire redeviendrait l’un des moteurs du basketball national. Et si ces finales n’étaient finalement que le début d’un grand retour ?

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