COUPE DU GABON DE BASKETBALL : LES FAVORIS AU RENDEZ-VOUS, LA RELÈVE EN MARCHE

 Par/Fabrice Guitrie

Il y avait dans l’air du gymnase de l’ASSCTG de Port Gentil comme un parfum de renaissance. Des cris, des applaudissements, des regards passionnés  et cette émotion particulière qui vous traverse lorsque le sport reprend ses droits. La première journée de la Coupe du Gabon de basketball, trophée David Nzoubou et Albertine Owono, a tenu toutes ses promesses. Et, à voir l’engouement, le basketball gabonais semble bien décidé à écrire une nouvelle page de son histoire. 

Sous le regard attentif de l’autorité municipale de Port-Gentil, notamment Monsieur Pascal Houagnie Ambourouet, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans une ambiance solennelle et chaleureuse. Le président de la Fédération Gabonaise de Basketball, Willy Conrad Asseko, a effectué le déplacement depuis la capitale. Un geste fort, symbolique, qui traduit les efforts constants consentis par le patron du basketball national pour rapprocher l’institution des acteurs de terrain et redonner au jeu toute sa noblesse.

Un gymnase plein, un public conquis

Le gymnase de l’ASSCTG a littéralement fait le plein. Dès la journée, quatre rencontres ont donné le ton avant les deux affiches très attendues en soirée Gorillaz Sparkle Academy et Tandem Engong.

Les Moandais de Gorillaz, déjà vainqueurs de la Supercoupe, ont confirmé leur statut en venant à bout de Sparkle Academy (68-64) après prolongation. Cinq minutes supplémentaires irrespirables, cinq minutes où chaque panier valait de l’or. J’ai senti la tension monter dans les gradins, les mains crispées, les voix rauques. Puis la délivrance pour Gorillaz, qui empoche sa première victoire dans ce tournoi.

Dans l’autre grande explication de la soirée, Tandem a pris le dessus sur Engong (79-64). Un match engagé, propre, où les deux équipes ont produit du jeu avec discipline, limitant les fautes techniques. Une rencontre jouée à fond, avec cœur et application. Le public n’a pas été déçu.

La jeunesse, nouvelle force du basketball gabonais

Ce qui m’a le plus marqué, au-delà des scores, c’est le rajeunissement des effectifs. Sur le parquet, des visages nouveaux, des jambes fraîches, une énergie débordante. Les clubs semblent avoir compris que l’avenir se construit dès aujourd’hui. La relève n’est plus un slogan, elle devient une réalité palpable.

Dans cette dynamique, difficile de ne pas saluer le travail de formation réalisé par le lycée Lycée Nguema Mboumba Janvier. Une formation de classe. Un travail de classe. Sous l’impulsion de Léopold Evah, les bases sont posées avec rigueur, discipline et vision. Ce n’est pas simplement du sport scolaire, c’est un véritable vivier pour le basketball national. Et lorsque l’on voit la qualité technique et l’intelligence de jeu de certains jeunes, on comprend que ce travail en profondeur commence à porter ses fruits.

Les efforts d’un président engagé

On ne peut passer sous silence les efforts consentis par Willy Conrad Asseko. Sa présence à Port-Gentil, son engagement à redynamiser les compétitions nationales, à valoriser les trophées historiques et à accompagner les ligues provinciales, traduisent une volonté claire : reconstruire sur des bases solides.

Le trophée David Nzoubou et Albertine Owono n’est pas qu’une compétition. C’est un symbole de mémoire et de continuité. Et voir les gradins pleins, les équipes engagées, les jeunes s’affirmer, donne le sentiment que le travail fédéral commence à produire ses effets.

Une ombre au tableau

Seule fausse note de cette entame réussie : l’absence de Gladiators et Manga BB, pour des raisons encore inconnues. Un regret, car une Coupe nationale gagne toujours en intensité lorsque toutes les forces vives répondent présentes.

Mais malgré cela, cette première journée restera gravée comme une belle promesse. Une promesse de compétitions disputées, de talents en émergence et d’un basketball gabonais qui, doucement mais sûrement, retrouve son souffle.

En quittant le gymnase, les échos des applaudissements résonnaient encore. Et je me suis surpris à penser que, oui, quelque chose est en train de naître. Une dynamique. Une ambition. Une espérance. Le basketball gabonais n’a peut-être pas encore tout retrouvé… mais il avance. Et cela, croyez-moi, ça se ressent.

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