Élection Fégafoot: sous le feu des critiques, calomnies, Brice Koumba Madinda défend le soutien des clubs à Pierre Alain Mounguengui

Par/Fabrice Guitrie

L’élection à la présidence de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) approche, les critiques se multiplient à l’encontre des présidents de clubs ayant publiquement apporté leur soutien à la candidature de Pierre Alain Mounguengui (MPA). Face à cette vague de contestations des individus non concernés par le vote ou proche d'un seul délégué, le président du Dikaki Club de Fougamou, Brice Madinda Koumba, est monté au créneau pour défendre un choix qu’il qualifie d’« assumé » et conforme aux règles statutaires. 

Dans une déclaration au ton ferme, le dirigeant sportif dénonce ce qu’il considère comme une confusion grandissante entre les débats institutionnels et les réactions impulsives sur les réseaux sociaux. Selon lui, « on confond trop souvent Facebook avec une Assemblée Générale », regrettant que le vacarme des commentaires numériques prenne parfois le pas sur la compréhension des mécanismes réels de gouvernance du football gabonais.

Pour Brice Madinda Koumba, la Fégafoot demeure avant tout une institution régie par des textes précis et non par l’opinion fluctuante des internautes qui ne sont pas participants  au processus. Il rappelle que la validation d’une candidature ne relève ni des influenceurs, ni des « analystes de minuit », encore moins du nombre de mentions « j’aime », mais bien des structures habilitées, présidents de ligues, clubs de première et deuxième divisions, associations affiliées et sous-ligues.

Dans ce contexte, le soutien apporté à Pierre Alain Mounguengui par plusieurs acteurs du football national serait, selon lui, l’expression d’une décision réfléchie et collective. « Ces acteurs-là, sans bruit mais avec responsabilité, ont validé la candidature de Pierre Alain Mounguengui », affirme-t-il, insistant sur la légitimité du processus statutaire ayant conduit à cette validation.

Toutefois, ces prises de position n’ont pas suffi à apaiser les critiques. Une partie de l’opinion sportive continue de dénoncer ce qu’elle perçoit comme un manque d’ouverture ou une continuité contestée à la tête de l’instance faîtière du football gabonais. Mais pour le président du Dikaki Club, remettre en cause les règles établies sous la pression des réseaux sociaux reviendrait à fragiliser les fondements mêmes de l’institution.

Il appelle ainsi à un apaisement du climat autour de cette échéance électorale, estimant que vouloir renverser une décision statutaire par des campagnes numériques « revient à vouloir marquer un but sans ballon ». Une métaphore qui illustre, selon lui, l’écart entre agitation médiatique et réalité institutionnelle.

À quelques jours du scrutin, cette sortie médiatique traduit la tension persistante autour de l’élection à la Fégafoot. Entre défense des procédures statutaires et revendications d’une plus grande transparence, le débat reste vif. Mais une chose semble acquise pour les soutiens de MPA, leur choix est assumé, malgré le bruit des claviers et la pression de l’opinion.

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