Fégafoot : Blanchard Paterne Andoume interpelle sur le respect des statuts et le rôle de la FIFA
Par/Fabrice Guitrie
À la suite du soutien affiché par plusieurs clubs à la candidature de Pierre Alain Mounguengui (MPA) pour l’élection à la présidence de la Fédération Gabonaise de Football, et à l’approche de la dernière ligne droite du scrutin, Blanchard Paterne Andoume a effectué une nouvelle sortie remarquée, soulevant la question du respect des statuts et du rôle des instances internationales.
Dans une tribune intitulée « Quand une fédération viole ses statuts, la FIFA peut-elle lui servir de bouclier ? », l’essayiste et dirigeant sportif rappelle un principe qu’il juge fondamental, aucune fédération sportive ne peut se placer au-dessus des lois de son pays.
Selon lui, les textes de la Fédération Internationale de Football Association sont explicites. Les fédérations membres ont l’obligation de se conformer à la Constitution et aux lois nationales. « Ce n’est pas une recommandation, mais une condition d’existence », souligne-t-il, estimant qu’une fédération qui viole ses propres statuts ou organise un processus électoral entaché d’irrégularités ne saurait invoquer la protection de la FIFA.
Blanchard Paterne Andoume rappelle également que la FEGAFOOT demeure juridiquement une association régie par le droit gabonais et qu’elle existe grâce à un agrément délivré par le ministère en charge des Sports. Cet agrément, précise-t-il, n’est pas définitif et peut être retiré en cas de manquements aux obligations légales ou statutaires.
Dans son analyse, il estime que lorsque les lois nationales sont violées, l’intervention de l’État ne constitue pas une ingérence, mais une obligation légale. Il évoque notamment la possibilité d’informer les instances internationales telles que la Confédération Africaine de Football et la FIFA, de mettre en place un comité provisoire de gestion ou encore d’organiser de nouvelles élections dans un cadre transparent.
L’auteur met en garde contre ce qu’il qualifie de « mythe » selon lequel la FIFA serait au-dessus des États. Selon lui, le principe de non-ingérence défendu par l’instance mondiale vise à prévenir les pressions politiques abusives, et non à offrir une immunité à des fédérations qui ne respecteraient pas leurs propres règles.
À travers cette sortie, Blanchard Paterne Andoume plaide pour une gouvernance sportive rigoureuse, ancrée dans le respect du droit et des statuts. Pour lui, l’avenir du football gabonais dépend de la crédibilité de ses institutions, laquelle repose sur la transparence, la légalité et la confiance des acteurs du mouvement sportif.
Cette nouvelle prise de position intervient dans un climat marqué par des soutiens affichés, des prises de parole publiques et des débats croissants autour de la gouvernance du football national, à quelques jours d’une échéance électorale décisive pour la FEGAFOOT.

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