Gabon-Football: Les clubs de D1 et D2 exigent leurs agréments avant toute participation à la Task Force !

Par/Fabrice Guitrie

Le bras de fer entre les clubs professionnels et le ministère des Sports prend une nouvelle tournure. Convoqués pour participer aux travaux de la Task Force sur le renouveau du football gabonais, les présidents des clubs de première et deuxième divisions exigent désormais la régularisation de leur situation administrative avant toute participation. Une position ferme qui vient rappeler au ministère ses propres responsabilités.

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À la suite d'une convocation initiée par Jean Olivier Mbera, l'Association des Clubs Professionnels de Football (ACPF) se sont réunis en urgence, le samedi 17 octobre 2026, au B2, dans le 4e arrondissement de Libreville. Objectif, parler d'une seule voix face aux décisions qui menacent l'avenir du football professionnel gabonais.

Réunis au sein de l'Association des Clubs Professionnels de Football (ACPF), les dirigeants n'ont pas caché leur étonnement face à l'invitation du ministère des Sports à prendre part aux travaux de la Task Force, alors même que plusieurs clubs attendent toujours leurs récépissés et agréments techniques.

Comment inviter des clubs à réfléchir sur l'avenir du football national sans leur avoir préalablement délivré les documents administratifs nécessaires à leur reconnaissance ? Voilà toute la contradiction que dénoncent les dirigeants.

Dans une correspondance adressée au Directeur général des Sports, l'ACPF exige que les clubs disposent des récépissés délivrés par le ministère de l'Intérieur et des agréments techniques relevant du guichet unique mis en place par le ministère des Sports. Pour les présidents, ces documents constituent un préalable indispensable à une participation légale et légitime aux travaux.

Autre point de crispation, l'avenir de la deuxième division nationale. Les clubs ne voient pas d'un bon œil la perspective d'un transfert de la D2 sous la tutelle de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot). Une orientation qui suscite de profondes inquiétudes chez les dirigeants, déterminés à défendre leurs intérêts et la survie du football professionnel.

Si l'ACPF salue l'ouverture des travaux à l'ensemble des présidents de D1, elle réclame également la présence des huit présidents des clubs de D2. Pour l'association, aucune réforme sérieuse ne saurait être envisagée en écartant une catégorie aussi essentielle à la formation des joueurs et au développement du football national.

Toutefois, les dirigeants réaffirment leur disponibilité à collaborer avec la Direction générale des Sports dans un esprit constructif. Désormais, la balle est dans le camp du ministère des Sports. Avant de prétendre réformer le football gabonais, encore faudrait-il commencer par régulariser la situation administrative de ceux qui le font vivre au quotidien.

Car une question y est, peut-on véritablement construire le renouveau du football gabonais en maintenant ses principaux acteurs dans l'incertitude administrative ?

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